Courriers et photos de la famille CAPELLE-DULIEUX

Je vais commencer notre histoire en pleine première guerre mondiale.

1915, Clotilde Capelle est seule, à Loos-les-Lille dans le Nord de la France. Son mari est parti à la guerre, et elle lui écrit par un intermédiaire, pour lui donner de ses nouvelles et des nouvelles de leur fille, Marie-Antoinette qui vient de fêter son 1er anniversaire.

Mais Clodilde décède jeune, laissant à son mari la charge de Marie-Antoinette et de sa soeur Aline. Ne pouvant les élever, il les confie à des tantes. Séparées, les soeurs sont très vite orphelines de père aussi.

Mais Marie-Antoinette grandit.

Elle devient une jolie petite fille,

puis une très jolie jeune femme.

Elle rencontre Charles Dulieux, un bien bel homme, aux mains longues, et aux doigts fins, dira-t-elle plus tard.

Mais Charles doit partir faire son service militaire; on est en 1934, et il embarque pour la Tunisie.

Amoureux, il lui écrit quelques cartes postales.

De retour en France, ils ne manquent pas de se marier en mai 1936 ; simplement, on en a aucune photo.

Mais très vite un garçon né : Claude, et le bonheur s'installe enfin dans la vie de Marie-Antoinette, et la famille habite Douvrin, dans le Pas de Calais.

Elle travaille à la poste, lui est chimiste, et tout irait pour le mieux si la guerre ne venait interrompre le bonheur de la famille Dulieux. Charles part en Belgique, et n'hésite pas à écrire à sa femme chaque jour.

Ses lettres enflammées, drôles parfois, révèlent son inquiétude car Marie-Antoinette est à nouveau enceinte...

Mais la guerre s'éternise, et Charles est sans nouvelles de sa petite famille ; le ton change...

Petain signe l'armistice et met fin aux hostilités. L'original du texte qui fût envoyé aux soldats, et que le caporal Charles Dulieux recevra :

Mais la guerre n'est pas encore finie pour Charles, plusieurs lettres témoignent des horreurs de la guerre :

Voilà, la première partie de notre histoire se termine. Découvrez la suite, avec l'entrée de Charles en résistance, l'arrestation, et la déportation à Buchenwald.