16/5/1940
Mon aimée
Nous voici arrivés après avoir voyagé sans arrêt jour et nuit.(...)
Toutes les alertes de ces derniers jours ont-elles encore lieu? Ici évidement elles sont assez fréquentes mais enfin tout va bien. Un peu plus nous étions faits hier, ils ont bombardé ferme cette nuit mais nous étions envolés.
On voit ici beaucoup de gens qui partent peut-être un peu prématurément.
(...) Sans optimisme exagéré on peut dire que tout marche bien jusqu'à présent. Chérie ne te chagrine pas inutilement, dis. Dis-toi bien que nous ne sommes nullement à plaindre et que je t'adore plus que jamais. De gros gros baisers à Claude, et sur tout toi mes plus ardentes caresses.
Ton Charles